Voici un appareil qui n'a plus cours dans les laboratoires
modernes, mais qui à servi pendant de très nombreuses années. Il s'agit d'un pont de
Wheatstone en coffret.
C'est pour la beauté de l'objet, et la qualité de sa construction, que ce pont présente un intéret. Techniquement, les dispositifs modernes le surpasse très certainement, bien qu'une mesure très précise d'une résistance se fait la plupart du temps par l'utilisation du pont de Wheatstone. L'ingénieur français initiateur de sa fabrication Mr Jules Carpentier, l'aurait fabriqué vers 1880. Voici ce que dit le Larousse au sujet de ce monsieur: "Ingénieur français (Paris 1851, Joigny 1921) D'abord ingénieur à la société du chemin de fer P.L.M., il acquit par la suite la succession de Rumkorff, et donna un développement remarquable à ses ateliers de construction. Il a créé un grand nombre d'appareils de précision, en particulier d'appareils de mesure de grandeurs électriques, optique, photographique. Il a établi les premiers périscopes, et construit les premiers appareils cinématographique des frères Lumière." |
L'appareil est tout construit en barres de laiton. Le choix des résistances étalon à insérer
est effectué par des broches en laiton légèrement coniques, pour assurer des bons contacts. Ces
broches sont introduites dans des trous pratiqués entre les barres de laiton de sélection des résistances.
L'ensemble barres de laiton et broches se comporte comme les commutateurs rotatifs des boîtes à
résistances modernes.
Je n'ai pas l'intention de refaire la théorie du pont de Wheatstone, tous les bouquins d'électricité et d'électronique le font très bien. Par contre, il m'a fallu quelques minutes de réflexion avant d'établir le lien entre l'objet et la théorie. Le dessin ci-dessous schématise la disposition des différentes résistances.
![]() La pile et le galvanomètre ne sont mis en service que pendant le temps de la mesure, par 2 interrupteurs constitués de lames souples avec petites poignées pour appuyer, et de contacts fixes sur la platine de base. Ceci afin d'économiser la pile, et d'éviter des surcharges au galvanomètre pendant les ajustages. On retrouve le schéma de base du pont:
![]() |
Une chose encore, en reprenant un manuel d'électricité industrielle de 1971, édité par la librairie Delagrave, dans laquelle on trouve la mention "nouvelle édition réimposée et mise à jour" j'ai eu la surprise de voir la description d'une manip autour d'un pont de ce modèle, avec le nom du constructeur expressément nommé. |